Comme disait Janis Joplin: Take it, take another piece of my heart baby…
Bah voilà c'est fait. C'est définitif. Je suis définitivement traumatisée.
Celui-qui-veni-vidi-vici.
Il y a aujourd'hui, le 8 novembre 2009, après presque deux ans de blog, énormément de points à régler et ça risque de pas être drôle.
D'ailleurs, là tout de suite je vais me faire un thé et je vous conseille de faire pareil.
2 minutes plus tard….
Donc cela fait deux ans que je vous raconte ma vie sentimentale catastrophique sur le ton de l'humour, parce que bon quand même y'a pire dans la vie, qu'au final c'est pas si grave et que c'est une forme de thérapie pour moi. Et peut être même pour vous… Mais il faut avouer que tout cela est très mais vraiment très caritural (même si tout tout tout est vrai) et que ce n'est qu'une formidable carapace pour masquer la réalité des choses, la réalité de ce que je vis et la façon dont je le vis.
Et je crois qu'il est temps de vous raconter ici l'essentiel, pour que vous repreniez l'histoire du début, si du moins ça vous interesse…
Je n'ai pas toujours été la mégère sure d'elle et walkyrienne que je suis aujourd'hui. Je n'ai pas toujours été célibataire, je n'ai pas toujours été une alcoolique mondaine, assumant sa sexualité et ses complexes (gros cul, grosses cuisses et moche nez).
Non, non je vous assure.
Il y a longtemps, dans une autre galaxie, dans un autre univers, dans une autre dimension, j'ai été une femme au foyer.
Si, si. Une vraie. J'ai rencontré mon ex (le seul, le vrai, L'unique énorme connard dont je répercute l'image sur toutes mes autres relations) à l'âge de presque 18 ans. Et nous avons vécu 9 ans ensemble. 9 ans de vie commune où j'ai astiqué, cuisiné, soigné, dorloté ledit ex. 9 années durant lesquelles j'ai vécu dans l'unique espoir de devenir une femme mariée, une maman, une épouse amoureuse et fidèle ( sur ce point, ça a un peu merdé sur la fin…) Je me suis fadée sa famille, qui me détestait, sa mère en particulier avec qui il entretenait des relations très très très fusionnelles, sa soeur qui était elle aussi très très très présente et tout le reste de la smala.
De mon côté, ma mère et mon père le considéraient comme un fils et mon frère le prenait comme exemple tellement “il était cool, non franchement grave trop cool”.
Un véritable cauchemar s'il en est.
Parce que dans l'intimité de cet homme parfait il y avait: un énorme énorme énorme égoïsme tout d'abord (en vrac, je travaillais tous les étés pendant que monsieur allait en corse dans sa famille et que lui bien sûr ne POUVAIT pas travailler, trop dur, l'argent qu'il recevait de sa môman et de sa famille c'était pour lui et pour personne d'autres parce que c'était son argent, je devais resté devant la télé et devant les matchs parce que sinon il se sentait seul, il balançait tous mes cd à la poubelle parce que c'était de la musique de merde… etc) un grande immaturité (”Mon rêve c'est de redescendre vivre dans le Sud pour être un peu plus proche de maman), et une absence totale de désir sexuel envers ma personne (non mais c'est vrai tu comprends demain je me lève tôt, je pense que le plus raisonnable c'est que nous arrêtions de faire l'amour en semaine)… Je passe sur les seules et uniques vacances en amoureux que nous avons eu (vacances qui se sont en fait révélées être un pur traquenard puisqu'il avait invité 10 de ses potes)et sur la demande en mariage que j'ai accepté et qui s'est avéré une blague (non mais chérie, j'étais pas vraiment sérieux).
Durant les 9 ans qu'ont duré notre relation j'ai du: lui annoncer la mort de son père, m'occuper des différents papiers qui concernaient les assurances, travailler et sacrifier une partie de mes études pour que nous puissions continuer à avoir notre nid d'amour etc.
Pendant les 9 ans qu'ont duré notre relation j'ai: pleuré environ 10000 litres, fait 14 fois l'amour, me suis touchée 2 millions 450 000 fois, fait deux tentatives de suicide, passé 2 semaines à Saint Anne, une psychothérapie , pris 48 cachets de prozac et l'équivalent en lexomil.
Pendant les 9 ans qu'ont duré notre relation, j'ai perdu: mes rêves, l'estime de moi, confiance et libido, le plan pour atteindre mon point G, et j'ai perdu 9 ans.
Et je l'ai plaqué. Logiquement à la fin de ma psychothérapie.
Le reste vous connaissez, c'est écrit dans ce même blog, puisque je commence avec vous l'aventure, pile au moment de ma rupture.
Pourquoi je vous raconte tout ça, me direz vous (ou pas). Parce que j'ai appris il y a quelque temps (deux semaines exactement) par ma maman qui a eu l'info on ne sait comment, qu'il part se marier à New York avec une jeunette avec qui il est depuis 1 an et demi. Alors, comment vous dire?
J'ai hyper super hypra giga vertigineusement mal au cul. Ce n'est certes que de l'orgueil mais bon, la douleur reste et persiste.
Alors j'ai envie de dire que oui, j'ai un peu le droit d'être chonchon, de m'énerver contre les connards que je rencontre, que j'ai le droit de parler de la vie de couple, parce que je sais ce que c'est, que j'ai le droit d'avoir l'air aigrie et que, merde alors, je trouve que je devrais être féliciter de rester souriante et pleine d'humour après les couleuvres que j'avale ( je dis ça à l'attention de mon tout dernier ex, qui m'a appelé ulcéré en me traitant de “méchante” alors que je n'avais encore rien écrit sur lui. Ce que je ne ferais pas parce que très franchement, il n'y a absolument RIEN à dire).
Mais il y a plus. Il me parait évident que je suis quelqu'un de fragile. Que derrière toutes ces pages de rigolades, il reste une petite mademoiselle qui attends un gentil garçon, une petite demoiselle complexée et morte de frousse à l'idée de ne pas pouvoir rendre quelqu'un heureux, à l'idée de na pas avoir d'enfant, à l'idée qu'on ne l'aime pas, à l'idée de ne jamais avoir été aimée.
Bon j'arrête parce que je vais me faire chialer dis donc!
Promis la prochaine fois c'est drôle…



